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La BatucaBach : Concert-Conférence

inspiré de l’autobiographie posthume de JS BACH : « Ah les Cons, si j’avais su ».

Editions TASHEN

Une simple intuition au départ…

 

Patrick RUDANT a proposé à 3 des plus éminents spécialistes des percussions brésiliennes (Unidos da Battida) de « juxtaposer » librement certains patterns et développements rythmiques de la culture Brésilienne à des airs particulièrement intrigants de JS Bach : rythmiquement (cf la partie de flute de la gigue de la sonate en Si m pour flûte), mélodiquement (Não Basta et l’AIR si célèbre de la suite d’orchestre en ré) ou encore structurellement (la sicilienne en sol m et son étrange structure par phrases de 5 mesures), et même griouchiquement.

 

Les musiciens spécialistes du baroque et ceux du brésil sont les premiers témoins interloqués par le résultat : la parfaite synchronicité des formes musicales, des structures rythmiques et de l’expression organologique ne peut pas être un « simple » hasard.

L’intuition était donc bien fondée : encore fallait-il prouver que la rencontre entre ces 2 cultures si éloignées fut possible…

C’est le propos de ce concert-commenté.

L’enquête a commencé en 2014 par la découverte de cette bien étrange gravure… à Istanbul (autrefois appelée Constantinople).

Plusieurs autres documents inédits sont ensuite mis à jour à Leipzig, comme cette version du livret de la fameuse « cantate du café » (1734) et au Brésil.

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Des gravures, comme celle-ci sont alors re-découvertes à Dresde et en Prusse.

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Des récits de voyages passés inaperçus à ce jour, comme ce 

PARALLÈLE DES ANCIENS ET DES MODERNES,

OÚ IL EST TRAITÉ 

De l’astronomie, de la Géographie, de la Navigation, de la Guerre, de la Philosophie, de la Médecine et

de la Musique.

CINQUIÈME ET DERNIER DIALOGUE

(paru en 1766)

Par M. PERRAULT de l'Académie Française en visite à...

Constantinople!

De Constantinople

"(La Musique), en forçant les pierres à se placer les unes au-dessus des autres par les seuls accords d’une Lyre, (et elle) contraignait les Dauphins à servir de monture aux Musiciens pour traverser la mer. »

Puis plus loin :

« M. de La Croix (…), dans un régale qu’il donna à M. de Guilleragues, (il) fit trouver des Musiciens du Pays avec les Violons de M. l’Ambassadeur. 

Et à propos de ces musiciens « du Pays » : 

« Ils sont très habiles dans l’étendue de ce qu’ils savent, (et) quoique leur Musique ne soit pas comparable à la nôtre, la diversité (...)de leurs instruments aurait apporté beaucoup de beauté et de richesse à nos spectacles. »

Alors,

que s’est-il réellement passé à Constantinople entre Johann Jakob BACH (le frère de JS), Gabriel BUFFARDIN (flûte solo dans l’orchestre que dirigeait alors JS à Leipzig) et des musiciens venus « de fors lointaims paiys » séjournant à Constantinople?

Lors d’une émission consacrée par ARTE à ces découvertes, Philippe BEAUSSANT témoigne avec émotion de son adhésion totale à ces découvertes.

« Ah les cons, si j’avais su ».

est l'autobiographie posthume et musicale de JS Bach. 

Il faut dire que les deux aînés de la bande n'en sont pas à leur première fois.

Patrick RUDANT et Olivier MONTANGERAND se sont rencontrés il y a 30 ans déjà, au sein de la BATUCADABOUM qui distillait son énergie et sa folie expérimentale autour de Pierre TIBOUM Guignon et de sa douzaine de percussionnistes-jazzmen-brésilophones-improvisateurs-incadrables.

Un vrai tremplin pour ces deux amis qui ont pu ensuite développer leurs spécialités :

La BATUCABACH n'est pas un "concept". Elle est née d'une intuition, d'un plaisir de jouer ensemble et d'une amitié de musiciens réunis autour de deux cultures : la musique baroque et la musique traditionnelle brésilienne vivante.

BATUCABACH, c’est une nouvelle appropriation de l’universalité de Bach d’où émerge une musique vivante baignée par les sonorités rythmiques du Brésil et le lyrisme enivrant du compositeur baroque.

Patrick RUDANT,

flûtiste, s'est spécialisé dans le style baroque (il est maintenant concertiste et enseignant CA Musiques anciennes). En parallèle, réel moteur d'aventures musicales, il se positionne rapidement comme un explorateur de sonorités des flûtes moderne, baroque ou encore du bansuri (Inde) en les mariant aux rythmes transcendantaux et tribaux des musiques du monde.

Olivier MONTANGERAND,

batteur-percussionniste a quant à lui, mis à profit cette expérience de musique de rue pour développer et asseoir ses savoir-faire sur les musiques urbaines vivantes (fanfares funk, fondation d'une bateria et d’une école de samba, expertise dans la pédagogie de la musique par la transmission orale), sans laisser de côté ses accointances pour ses premiers amours : la batterie et le jazz.

30 ans plus tard, la BATUCABACH devient une évidence pour les deux amis : profiter de leurs expériences pour innover ensemble. Il va sans dire que l’expérience BATUCABACH ne pouvait être réalisable sans le concours de percussionnistes baignés par la musique et la culture brésilienne.

Maxime BALLAIS  et Gérald PUYRAVAUD font partie de cette jeune génération qui a grandi avec l'importation de ces musiques traditionnelles en Europe (les premières batucadas de samba se sont développées en France dans les années 1980). Formés dès leur plus jeune âge au sein d'une batucada française, ils se sont rapidement tournés vers le Brésil pour parfaire leur formation en multipliant des allers-retours à Rio de Janeiro ou São Paulo et partant à la rencontre des maîtres brésiliens lors de leurs venues sur le vieux continent.

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En véritables ambassadeurs du samba en Europe, ils ont pu, appuyés par l'expérience d'Olivier MONTANGERAND, fonder une véritable Ecole de Samba à Chalon-sur-Saône, travaillant en étroite collaboration avec une école de São Paulo.

Leur concours au sein de la BATUCABACH met au service du projet une spontanéité et une expertise du groove brésilien qui génèrent une énergie singulière chère à la culture du samba.

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Crédit photo : Nix Grandjean

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Nolwenn ROBINE // +33 (0)6 64 62 32 87  // nolwenn.robine@gmail.com

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